Sans doute est-ce parce que je me replongeai hier soir dans les Nouvelles de GOLGOL sur St Pétesbourg ( ma prochaine escapade ) ... que j'ai soudain réalisé que, la semaine dernière, le jeudi 3 mars 2016 , un écrivain russe était entré à L'ACADEMIE FRANCAISE sans tambours ni trompettes, sans doute à cause de l'actu ... et m'est revenue à la mémoire cette lecture qui m'avait en son temps percutée de plein fouet : " Le Testament Français "..
C'était en 1995, mon père m'avait offert , comme chaque année , le Prix Goncourt. ( clin d'oeil à ceux qui ricanent : "elle lit les Goncourt, c'est du snobisme , ils pourrissent sur une étagère, les a t-elle seulement lus ? "...
Je leur dis: avez-vous eu un père qui systématiquement vous l'offrait chaque année, comme un cadeau rituel depuis votre plus tendre enfance ? moi oui, je les attendais, je ne les achetais pas, je savais que j'allais les recevoir dans un beau papier avec à chaque fois un petit mot...et s'ils sont inégaux, je les conserve précieusement )...
Oui donc cette année 1995 ce fut bien ANDREI MAKINE qui l'obtint et, fait assez rare, obtint aussi le Goncourt des Lycéens et le Prix Médicis pour ce même ouvrage. C'est un récit autobiographique, roman des origines, il plonge avec nostalgie dans les souvenirs d'une femme émigrée en Sibérie qui se souvient de la France de son enfance. Cette femme, c'était la grand-mère du petit Andréï: " Cette langue, je l'ai entendue dès mon enfance dans ma lointaine Sibérie "
MAKINE est russe, né à Krasnoïarsk en 1957... mais au cours d'un voyage dans cette France rêvée, il obtint l'asile politique en 1987. Depuis, il passa brillamment sa thèse, et enseigne à Science-Po et à Normale-Sup
Car il l'aime vraiment cette langue, lui le fin héritier de TOLSTOÏ et de PROUST, de CAMUS aussi... et il sait l'écrire, avec ce raffinement des grandes plumes.
Dans un autre ouvrage " De cette France qu'on a oublié d'aimer " il ressuscite les gloires passées de la littérature: Corneille, Voltaire... et il s'interroge sur ceux qui ont abandonné leur pays à défaut d'essayer de le changer.
Mon barratin est un peu long, je sais, je suis allée au plus court pourtant ... mais si jamais il peut vous donner envie de lire MAKINE, il n'aura pas été vain.
Bonne journée à ceux qui ont eu le courage de me lire jusqu'au bout !
vendredi 11 mars 2016
jeudi 25 février 2016
Une aprem avec NACRE, graffeur palois au-dessus du lot
NACRE est un artiste entier. Le genre qui ne peint qu'avec ses tripes. Du stade d'eaux vives au hameau, la ville est son terrain de jeu. Ses "graffs" sont colorés , vifs, presque irréels à l'image d'un rêve. A l'image de l'artiste, aussi. Rencontre
vendredi 19 février 2016
Baudelaire et Shozo OZAKI
Le Chat... de Charles BAUDELAIRE
et des estampes délicates de Shozo OZAKI

"Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux; Retiens les griffes de ta patte,...
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.


et des estampes délicates de Shozo OZAKI

"Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux; Retiens les griffes de ta patte,...
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.


Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,
Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,
Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum
Nagent autour de son corps brun."

Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,
Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,
Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum
Nagent autour de son corps brun."

mercredi 10 février 2016
dimanche 7 février 2016
Pour en rire...
Car c'est tout ce que méritent ces indignations contre une " réformette " qui a vu le jour il y a , à peine, 26 ans ! ... HU HU HU !
orthographe ... dites-vous ?
... au fait :
le i a soudain surgi en 1935 lors d'une erreur d'un copiste , et en plus d'un copiste du Dictionnaire de l'Académie Française.
Même mésaventure pour nénufar , orthographe correcte si on s'en réfère à l'origine latine... qui soudain se vit affublé d'un ph orgueilleux.
Sans parler des exceptions des pluriels en -ou, issues des mêmes erreurs de transcription.
Le copiste en charge des 7 mots bijoux, cailloux etc... les décora d'un x malencontreux.
Bonne journée et vive notre belle langue !
vendredi 5 février 2016
"réforme " de ORTHOGRAPHE ? :à ceux qui hurlent de peur que le chapeau de l'abîme disparaisse ... même s'ils le mettaient souvent sur la cime
Y at-il vraiment de quoi faire tant de bruit autour de l'ORTHOGRAPHE ?
... chers amis, voici , si vous avez le courage de lire ce qui suit ( mais bien sûr que oui puisque vous défendez avec véhémence les vieilles graphies... donc que vous aimez notre langue) ... voici donc une petite histoire de l'orthographe suivie de cette fameuse réforme de 1990 qui soudain vous énerve tant :
... bises à tous et bonne lecture....
L’orthographe française est née officiellement en 1694, même si les graphies alors préconisées n’étaient pas tout à fait les mêmes que celles d’aujourd’hui. Cette orthographe ne s’est pas créée spontanément, mais découle de plusieurs dialectes de langue d’oïl et s’est constituée pour des raisons politiques, administratives et juridiques.

Au Moyen-Âge, des textes ont été transcrits par les scribes pour les faire connaître à un large public, à l’aide de l’alphabet latin, seule référence à l’époque, même s’il ne permettait pas de traduire tous les sons du français. Les écrits des scribes devaient restituer une prononciation. Or les prononciations pouvaient varier d’une région à l’autre, d’où des différences dans les transcriptions pour un même mot. ( ex: le pluriel de smots en -ou )
Aux XIIe et XIIIe siècles, jusque là vivante,l’orthographe se fige alors que la prononciation continue d’évoluer.
COURAGE ! .... CONTINUEZ, la REFORME vient en BAS !

Suite: du XIIIe au XVIe siècle, beaucoup de tentatives pour modifier l’orthographe virent le jour, sous l’influence des grammairiens et des poètes mais aussi des rédacteurs de lois, qui avaient le souci de faire que les lois et les jugements fussent clairement compris à travers tout le royaume. Mais ce furent les typographes qui, entre 1520 et 1530, plaidèrent pour établir une norme de l’orthographe, car le développement de l’imprimerie faisait apparaître la nécessité de règles de transcription claires (mots bien séparés, système de voyelles accentuées) ; l’imprimerie fut alors à l’origine d’une augmentation de l’alphabet par introduction de lettres permettant de distinguer des homographes (huile/ ville), et de lettres accentuées permettant de de distinguer des homophones (a/à ; ou/où), mais aussi de modifications de graphies justifiées par l’étymologie (qui permet elle aussi de distinguer des homophones (par exemple, vin/vingt [du latin viginti]).
Cette entreprise de rationalisation de l’orthographe, qui se heurtait à l’influence des lettrés voulant maintenir la tradition( déjà ! ) ne put que péniblement et partiellement s’imposer.

Au XVIIe siècle, le principe fut de ne pas changer les habitudes établies, pour « distinguer les gens de lettres des ignorants et des simples femmes » (Mézeray, académicien).
Les grands changements n’apparurent qu’à partir de 1740, quand les philosophes firent leur entrée à l’Académie. L’écriture d’un quart du vocabulaire fut alors modernisée ( ben oui ! ) par suppression des lettres muettes inutiles (autheur/ auteur, debvoir/devoir), remplacement du s interne par l’accent circonflexe (estre/être), remplacement du oi par ai (anglois/anglais, je finirois/je finirais) sous l’influence de Voltaire, même si ce n’est qu’en 1835 que l’Académie adopta officiellement cette dernière modification, ainsi que quelques autres (enfans/enfants, parens/parents).
Au XXe siècle, plusieurs arrêtés visant à la simplification de l’orthographe ne furent jamais appliqués (1901) ou restèrent sans grand effet (1935,1977). La dernière tentative de réforme, en date de 1990, n’a pratiquement jamais été diffusée.
ENFIN la VOICI !
La réforme de l’orthographe de 1990:
L’orthographe du français est ainsi restée globalement inchangée depuis des siècles. Or c’est l’une des plus difficiles à apprendre et à utiliser correctement. Les enfants qui l’apprennent doivent donc fournir beaucoup d’efforts, et bien davantage que leurs pairs allemands ou espagnols pour maîtriser l’orthographe de leur langue. La compétence orthographique est pourtant nécessaire à la vie en société et il est important de l’acquérir parfaitement. Donc, soit on consacre plus de temps à l’école à la maîtrise de l’orthographe, soit on la réforme pour qu’elle soit plus simple. C’est ce qui a été tenté à plusieurs reprises en France. La dernière réforme, touchant 2000 mots courant, date de 1990, mais elle a été peu diffusée. Elle proposait des rectifications tendant à supprimer des anomalies de l’orthographe française, des exceptions ou des irrégularités en introduisant 10 nouvelles règles orthographiques :
1. Les numéraux composés sont toujours reliés par des traits d’union: trente-et-un (au lieu de trente et un), vingt-et-unmille- six-cent-deux (au lieu de vingt et un mille six cent deux).
2. Dans les noms composés de la forme verbe + nom (par exemple : pèse-personne) ou préposition + nom (par exemple : sans-papier), le second élément prend la
marque du pluriel lorsque le mot est au pluriel : des pèse-personnes, des sans-papiers.
3. Emploi de l’accent grave (au lieu de l’accent aigu) dans un certain nombre de mots (évènement, règlementaire) ainsi qu’au futur et au conditionnel des verbes qui se conjuguent comme céder (je cèderai, ils règleraient)
4. L’accent circonflexe disparaît sur i et u, mais on le maintien dans les terminaisons verbales du passé simple, du subjonctif, et en cas d’homonymie : cout, entrainer, nous entrainons, paraitre, il parait.

5. Les verbes en -eler ou -eter se conjuguent comme peler ou acheter. Les dérivés en -ment suivent les verbes correspondants. Exceptions : appeler, jeter et leurs composés (j’amoncèle, amoncèlement, tu époussèteras).
6. Les mots empruntés forment leur pluriel comme les mots français et sont accentués conformément aux règles qui s’y appliquent (des sandwichs, des scénarios).
7. La soudure s’impose dans un certain nombre de mots, notamment : les mots composés avec contr(e)- et entr(e)- (contrappel, entretemps) ; les onomatopées (tictac) ; les mots d’origine étrangère (weekend) ; les mots composés avec des éléments « savants » (agroalimentaire)
8. Les mots en -olle et les verbes en -otter (et leurs dérivés) s’écrivent respectivement -ole et -oter (corole, frisoter, frisotis). Exceptions : colle, folle, molle et les mots de la même famille qu’un nom en -otte (comme botter, de botte).
9. Pour montrer la prononciation du u, le tréma est, dans les mots comportant :-guë- et -guï-, déplacé sur cette lettre ainsi qu’avec le verbe arguer, rajouté à cette lettre (aigüe, ambigüe, ambigüité, gageüre, argüer)
10. Le participe passé de laisser suivi d’un infinitif est invariable (à l’image de faire). (Exemple : elle s’est laissé mourir). Cette invariabilité était déjà préconisée ou permise par certains grammairiens dont Émile Littré. Les graphies anciennes restent admises, et les correcteurs, lors des examens officiels comme le bac ou le brevet, acceptent les deux orthographes.

Depuis juin 2008, cette nouvelle orthographe est la référence officielle, notamment pour le programme à l’école primaire (Bulletin officiel de l’Éducation nationale hors-série no 3 du 19 juin 2008) et au collège (Bulletin officiel de l’Éducation nationale spécial no 6 du 28 août 2008). Mais actuellement, l’enseignement de l’orthographe réformée pose encore problème, car les livres d’enseignement sont encore rédigés pour la plupart avec l’orthographe traditionnelle et tous les enseignants n’adhèrent pas à cette
réforme.
... chers amis, voici , si vous avez le courage de lire ce qui suit ( mais bien sûr que oui puisque vous défendez avec véhémence les vieilles graphies... donc que vous aimez notre langue) ... voici donc une petite histoire de l'orthographe suivie de cette fameuse réforme de 1990 qui soudain vous énerve tant :
... bises à tous et bonne lecture....
L’orthographe française est née officiellement en 1694, même si les graphies alors préconisées n’étaient pas tout à fait les mêmes que celles d’aujourd’hui. Cette orthographe ne s’est pas créée spontanément, mais découle de plusieurs dialectes de langue d’oïl et s’est constituée pour des raisons politiques, administratives et juridiques.

Au Moyen-Âge, des textes ont été transcrits par les scribes pour les faire connaître à un large public, à l’aide de l’alphabet latin, seule référence à l’époque, même s’il ne permettait pas de traduire tous les sons du français. Les écrits des scribes devaient restituer une prononciation. Or les prononciations pouvaient varier d’une région à l’autre, d’où des différences dans les transcriptions pour un même mot. ( ex: le pluriel de smots en -ou )
Aux XIIe et XIIIe siècles, jusque là vivante,l’orthographe se fige alors que la prononciation continue d’évoluer.
COURAGE ! .... CONTINUEZ, la REFORME vient en BAS !

Suite: du XIIIe au XVIe siècle, beaucoup de tentatives pour modifier l’orthographe virent le jour, sous l’influence des grammairiens et des poètes mais aussi des rédacteurs de lois, qui avaient le souci de faire que les lois et les jugements fussent clairement compris à travers tout le royaume. Mais ce furent les typographes qui, entre 1520 et 1530, plaidèrent pour établir une norme de l’orthographe, car le développement de l’imprimerie faisait apparaître la nécessité de règles de transcription claires (mots bien séparés, système de voyelles accentuées) ; l’imprimerie fut alors à l’origine d’une augmentation de l’alphabet par introduction de lettres permettant de distinguer des homographes (huile/ ville), et de lettres accentuées permettant de de distinguer des homophones (a/à ; ou/où), mais aussi de modifications de graphies justifiées par l’étymologie (qui permet elle aussi de distinguer des homophones (par exemple, vin/vingt [du latin viginti]).
Cette entreprise de rationalisation de l’orthographe, qui se heurtait à l’influence des lettrés voulant maintenir la tradition( déjà ! ) ne put que péniblement et partiellement s’imposer.

Au XVIIe siècle, le principe fut de ne pas changer les habitudes établies, pour « distinguer les gens de lettres des ignorants et des simples femmes » (Mézeray, académicien).
Les grands changements n’apparurent qu’à partir de 1740, quand les philosophes firent leur entrée à l’Académie. L’écriture d’un quart du vocabulaire fut alors modernisée ( ben oui ! ) par suppression des lettres muettes inutiles (autheur/ auteur, debvoir/devoir), remplacement du s interne par l’accent circonflexe (estre/être), remplacement du oi par ai (anglois/anglais, je finirois/je finirais) sous l’influence de Voltaire, même si ce n’est qu’en 1835 que l’Académie adopta officiellement cette dernière modification, ainsi que quelques autres (enfans/enfants, parens/parents).
Au XXe siècle, plusieurs arrêtés visant à la simplification de l’orthographe ne furent jamais appliqués (1901) ou restèrent sans grand effet (1935,1977). La dernière tentative de réforme, en date de 1990, n’a pratiquement jamais été diffusée.
ENFIN la VOICI !
La réforme de l’orthographe de 1990:
L’orthographe du français est ainsi restée globalement inchangée depuis des siècles. Or c’est l’une des plus difficiles à apprendre et à utiliser correctement. Les enfants qui l’apprennent doivent donc fournir beaucoup d’efforts, et bien davantage que leurs pairs allemands ou espagnols pour maîtriser l’orthographe de leur langue. La compétence orthographique est pourtant nécessaire à la vie en société et il est important de l’acquérir parfaitement. Donc, soit on consacre plus de temps à l’école à la maîtrise de l’orthographe, soit on la réforme pour qu’elle soit plus simple. C’est ce qui a été tenté à plusieurs reprises en France. La dernière réforme, touchant 2000 mots courant, date de 1990, mais elle a été peu diffusée. Elle proposait des rectifications tendant à supprimer des anomalies de l’orthographe française, des exceptions ou des irrégularités en introduisant 10 nouvelles règles orthographiques :1. Les numéraux composés sont toujours reliés par des traits d’union: trente-et-un (au lieu de trente et un), vingt-et-unmille- six-cent-deux (au lieu de vingt et un mille six cent deux).
2. Dans les noms composés de la forme verbe + nom (par exemple : pèse-personne) ou préposition + nom (par exemple : sans-papier), le second élément prend la
marque du pluriel lorsque le mot est au pluriel : des pèse-personnes, des sans-papiers.
3. Emploi de l’accent grave (au lieu de l’accent aigu) dans un certain nombre de mots (évènement, règlementaire) ainsi qu’au futur et au conditionnel des verbes qui se conjuguent comme céder (je cèderai, ils règleraient)
4. L’accent circonflexe disparaît sur i et u, mais on le maintien dans les terminaisons verbales du passé simple, du subjonctif, et en cas d’homonymie : cout, entrainer, nous entrainons, paraitre, il parait.

5. Les verbes en -eler ou -eter se conjuguent comme peler ou acheter. Les dérivés en -ment suivent les verbes correspondants. Exceptions : appeler, jeter et leurs composés (j’amoncèle, amoncèlement, tu époussèteras).
6. Les mots empruntés forment leur pluriel comme les mots français et sont accentués conformément aux règles qui s’y appliquent (des sandwichs, des scénarios).
7. La soudure s’impose dans un certain nombre de mots, notamment : les mots composés avec contr(e)- et entr(e)- (contrappel, entretemps) ; les onomatopées (tictac) ; les mots d’origine étrangère (weekend) ; les mots composés avec des éléments « savants » (agroalimentaire)
8. Les mots en -olle et les verbes en -otter (et leurs dérivés) s’écrivent respectivement -ole et -oter (corole, frisoter, frisotis). Exceptions : colle, folle, molle et les mots de la même famille qu’un nom en -otte (comme botter, de botte).
10. Le participe passé de laisser suivi d’un infinitif est invariable (à l’image de faire). (Exemple : elle s’est laissé mourir). Cette invariabilité était déjà préconisée ou permise par certains grammairiens dont Émile Littré. Les graphies anciennes restent admises, et les correcteurs, lors des examens officiels comme le bac ou le brevet, acceptent les deux orthographes.

Depuis juin 2008, cette nouvelle orthographe est la référence officielle, notamment pour le programme à l’école primaire (Bulletin officiel de l’Éducation nationale hors-série no 3 du 19 juin 2008) et au collège (Bulletin officiel de l’Éducation nationale spécial no 6 du 28 août 2008). Mais actuellement, l’enseignement de l’orthographe réformée pose encore problème, car les livres d’enseignement sont encore rédigés pour la plupart avec l’orthographe traditionnelle et tous les enseignants n’adhèrent pas à cette
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