jeudi 24 septembre 2020

En hommage à Juliette GRECO, un beau texte de Samie, une amie ...

 J'étais jeunette alors, errant dans les rues de Montpellier, comme je le faisais souvent, je venais d'apprendre que Juliette Gréco était montpellieraine ... pensez, une si belle artiste, je la badais, il faut dire qu'elle avait le talent pour me charmer, ce côté rebelle aussi que j'aimais tant  sa voix chaude qui m'inspirait ... aussi lorsque je voulais éviter les cours ou bien les profs, il me suffisait d'emprunter mon chemin buissonnier pour me rendre à l'adresse que j'avais trouvée à force de chercher. Celle de ses parents, et là, je passais des heures, la journée parfois, à attendre, guettant sa venue, n'osant aborder ses parents afin de parler d'elle, j'avais décidé qu'elle était ma Muse alors, et j'écrivais des mots d'amour surgis de mon imaginaire, ils lui étaient destinés. Fallait-il que je sois godiche, comme l'on avait dit un jour de moi. Je m'en foutais d'être ce que l'on disait de moi... j'étais une adolescente amoureuse, amoureuse de Juliette Gréco à ce moment-là ... et que faire lorsque l'on est amoureux si ce n'est attendre de son amour qu'il se montre à nos yeux, n'attendant rien d'autre que la voir apparaître, lui sourire sans qu'elle le sache, lui parler en silence puis partir au loin, inconnu parmi les inconnus. 

Ce cinéma dura quelques mois, vous pensez bien que "ma Juliette" avait d'autres choses à faire à Paris où elle résidait le plus souvent, devenue une célébrité, la chanson, le cinéma, loin de ses parents ... aussi arrêtais-je un jour de faire le guet  pour d'autres muses de mon âge, croisées sur mon chemin de poésie, celui-là que j'avais épousé aussi ; mais Juliette est restée dans mon coeur, sa vie parisienne que je suivais, ses interprétations de grands auteurs, de poètes ... elle demeurait à mes côtés, elle demeure encore , je crois bien que je l'ai aimée comme l'on aime une fleur. 

J'étais jeunette alors, errant dans les rues de Montpellier, comme je le faisais souvent, je venais d'apprendre que Juliette Gréco était montpellieraine ... pensez, une si belle artiste, je la badais, il faut dire qu'elle avait le talent pour me charmer, ce côté rebelle aussi que j'aimais tant sa voix chaude qui m'inspirait. Aussi lorsque je voulais éviter les cours ou bien les profs, il me suffisait d'emprunter mon chemin buissonnier pour me rendre à l'adresse que j'avais trouvée à force de chercher. Celle de ses parents, et là, je passais des heures, la journée parfois, à attendre, guettant sa venue, n'osant aborder ses parents afin de parler d'elle, j'avais décidé qu'elle était ma Muse alors, et j'écrivais des mots d'amour surgis de mon imaginaire, ils lui étaient destinés. Fallait-il que je sois godiche, comme l'on avait dit un jour de moi. Je m'en foutais d'être ce que l'on disait de moi, j'étais une adolescente amoureuse, amoureuse de Juliette Gréco à ce moment-là ... et que faire lorsque l'on est amoureux si ce n'est attendre de son amour qu'il se montre à nos yeux, n'attendant rien d'autre que la voir apparaître , lui sourire sans qu'elle le sache, lui parler en silence  puis partir au loin, inconnue parmi les inconnus. Ce cinéma dura quelques mois, vous pensez bien que "ma Juliette" avait d'autres choses à faire à Paris où elle résidait le plus souvent, devenue une célébrité, la chanson, le cinéma, loin de ses parents ... aussi arrêtais-je un jour de faire le guet pour d'autres muses de mon âge, croisées sur mon chemin de poésie, celui-là que j'avais épousé aussi . Mais Juliette est restée dans mon coeur, sa vie parisienne que je suivais, ses interprétations de grands auteurs, de poètes ... elle demeurait à mes côtés, elle demeure encore ... je crois bien que je l'ai aimée comme l'on aime une fleur. 

Douce journée ami-e-s ...

Juliette Gréco "La Javanaise" | Archive INA

... Ne vous déplaise, en dansant la Javanaise nous nous aimions le temps d'une chanson ...

lundi 13 juillet 2020

Covid-19, fable 2020

Bonjour ... avec notre moraliste modern-style !

fable 2020:
"La Cigale, s'étant déconfinée tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la 2e vague fut venue.…

Pas un seul paquet
De Pâte ou de papier cul.
Elle alla crier famine
Chez la fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelques masques pour se protéger, jusqu'à la fin de ce bordel.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant Noël, foi d'animal,
Intérêt principal.
Mais la fourmi n'est pas prêteuse ;
C'est là son moindre défaut.
« Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
— Nuit et jour à tout venant,
Je me collais, je sortais et me joignais aux foules.
— Vous vous colliez, sortiez et vous alliez dans des foules ?
J'en suis fort aise...
Eh bien, toussez maintenant. »
— Jean de la Quarantaine...




lundi 6 juillet 2020

Ennio Morricone risuona su piazza Navona ...

… pendant le confinement, place Navona à ROME ….. poignant !

Ennio Morricone - The Mission Medley (Live In Venice 2007)

... Ennio Morricone et Venise ...

Ah, les belles Bacchantes 1954.... les MOINES

… Hier soir nous avons eu le plaisir de revoir à la télé le film de Robert Dhéry, le papa desBranquignols, " La Belle Américaine ". On a bien ri à nouvau.   
A sa sortie, j'avais 17 ans, je n'en pouvais plus de rire  à tel point qu'on a cru à une crise d'appendicite tellement j'avais eu mal au ventre. 
Je l'ai aussi regarder à cause de l'estime pofonde que papa avait pour cette troupe des BRANQUIGNOLS créée justement par Dhéry et Colette Brosset dont les membres, tous déjentés, étaient à la fois comédiens, chansonniers et musiciens. On y compta  Louis de Funès, jean Lefebvre, Jean Carmet, jacqueline Maillan, Michel Serrault, Micheline Dax, jacques Legros etc...qui, pendant 30 ans, de 1949 à 1974, nous offrirent des spectacles savoureux, aux gags souvent iconoclastes et qui dégagèrent un délicieux parfum de scandale. Rien ne leur faisait peur, la dérision et la liberté étaient reines et leurs spectacles ,car c'était sur scène avant de devenir parfois des films, avaient des titres croquignolets:- Dugudu, -Les Belles Bacchantes et - Jupon vole, entre autres. 
 Le succès des Branquignols fut énorme, dépassant les frontières , on les adula en Angleterre ainsi qu'aux Etats-Unis où ils jouèrent à Broadway pendant 3 ans. 
Hier soir c'était un film, une comédie sortie en 1961: Marcel, ouvrier dans une fabrique de tubes où il se heurte à l'hostilité systématique de son contremaître, a décidé de s'offrir la moto d'un de ses amis. Sa femme moins sportive, aimerait mieux une auto. Finalement, Marcel achète une splendide voiture américaine très récente et pas trop chère. On jase dans le quartier... 
Ici, ce court passage des Moines qui tirent les cloches est sans doute un des plus célèbres et réjouissants, réglé au millimètre près, il valait mieux ne pas s'emmêler les pinceaux. Après avoir été joué sur scène , on le retrouva dans le film " Les Belles Bacchantes" où l'on reconnaît louis de Funès et Michel Serrault. Un régal !