mardi 21 novembre 2017

Débat sur " Les Idées Mènent le Monde " ( PAU )

  1. Suite aux journées sur PAU des " Idées mènent le Monde" jean ORTIZ avait répondu dans la presse , exprimant son point de vue . Il y a eu des réactions et un débat intéressant est né.
    Je vous livre aujourd'hui ce qu'un ami m'a écrit en MP, avec bien sûr son autorisation . Une analyse que je trouve particulièrement pertinente ( même si cette année les universitaires palois ont eu leur place .... mais pas toujours leurs photos sur les programmes ! hu hu ) :

  2. Voici donc ce papier :
    "En passant, je ne peux pas me griller (amis Facebook élus de tous bords) en commentant votre post en réaction au billet de Jean Ortiz (il est public).
    Par contre, je brûle de donner mon avis : Je trouve l'idée excellente. Le format est bon. On suspend le temps pour parler, disserter, témoigner de sujets profonds. Je n'ai pas une lecture de classes comme Jean Ortiz. Je crois que c'est une erreur de la gauche d'avoir abandonné la culture "académique" à la droite (ne pas avoir pensé l'accessibilité du conservatoire sous Martine en est une illustration). J'en ai une lecture Paris-"Province". Alors que François Bayrou, hormis toute considération partisane est une des rares personnalités politiques de rang national a assumer sa "provincialité". Eh bien sur ce coup, il nous fait quand même de la culture "descendante". Les (bien)pensants de Paris viennent porter la bonne nouvelle en province (les vaincus...). Bon, en Béarn, on est dignes de les écouter, c'est déjà pas mal...😞
    Mais il suffirait de l'intevention d'1 ou 2 intellectuels, univsersitaire ou personnalités oeuvrant sur le territoire pour donner un peu le change à ces grosses têtes qui descendent chez nous pour ré-équilibrer un peu les choses, non ?
    Je crois qu'il y a ici aussi des gens qui ont des choses intéressantes à dire. Beaucoup se concentre à Paris, certes, la France est ainsi bâtie, mais quand même ! (après cette pause, je retourne bosser
    😉


lundi 20 novembre 2017

Il est souvent bon d'apporter la CONTRADICTION

... à propos des trois jours de la manifestation paloise des " Idées mènent le Monde "

et comme, oui,  il est souvent bon d'apporter la contradiction...
voici ce que pense des " Idées mènent le Monde " , égal à lui-même et à ses convictions, Jean ORTIZ .



Du coup questions persos :
*qu'est-ce que la "vraie " culture et " qui la fait"? ..
*ou y aurait-il plusieurs cultures et peuvent-elles s'entendre ?
*Y a t-il la culture des riches( disons des gens aisés) et celle des précaires ?
*Un Vinci à je ne sais plus combien de millions de dollars et des créateurs vivants ( si ...
peu parfois !) qui crèvent la dalle ?
....hein les amis ?

dimanche 19 novembre 2017

à Pau, Les Idées mènent le Monde .... édition 2017

Oui, c'est ce weekend et j' ai passé hier une excellente journée .
Déjà le Palais Beaumont, niché au cœur d'un parc splendide et verdoyant, resplendissait sous le soleil.





Le thème de cette année ?
Passion, passions .

...et le jour inaugural, vendredi 18 novembre, a été marqué par une forte présence du public, soit près de 10.000 entrées. 
Bien sûr, le clou de l'événement, ce sont les nombreuses conférences et entretiens avec des artistes ou personnalités de tout bord venus parler de leur passion ou de la passion en général .
Pour n'en citer que quelques-uns: Claire Chazal, Titouan Lamazou, Robert Badinter, ou Jérôme Deschamps...
mais rançon du succès, ce fut fort difficile de réussir à avoir des places . Heureusement, des écrans télés placés dans de nombreux endroits permettent de visionner la conférence à laquelle on n'a pu assister  . 
Perso, j'ai pu assister à la conférence/cours du professeur de philosophie de l'UPPA ( université de Pau) Philippe Ducat:
La passion selon SPINOZA !
un sujet pas vraiment simple mais dont j'ai retenu l'essentiel: il faut rejeter les passions tristes et aller vers les passions gaies . 
J'ai pu assister aussi à celle de Jérôme Deschamps, grand homme de théâtre s'il en est, qui a su avec charme, humour et simplicité, nous parler du THEATRE.

et j'ai vraiment plaisir à citer ceci:
" Le théâtre a ses propres règles, c'est lui qui dicte sa loi...un bonheur qui gagne, un beau passage du temps, et il arrive que, plus qu'on ne le joue, on le danse " 


Et puis, Les Idées mènent le Monde, c'est aussi un salon littéraire où cette année plusieurs auteurs et éditeurs locaux étaient présents. 
j'ai ainsi eu le plaisir de discuter avec des auteurs qui publient aux éditions CAIRN, éditions paloises qui ont la particularité de publier des romans qui se passent à Pau ou dans la région proche. 


les voici . A droite, Philippe Lescarret qui m'a dédicacé "Blanc sec et série noire " 
un roman policier qui débute par la découverte du cadavre
d'un viticulteur jurançonnais !  
Bref, une journée dense et réussie, surtout si on ajoute le délicieux déjeuner en plein-air et sous le soleil au petit restaurant qui jouxte la salle du jeu de Paume , où l'ami qui m'avait procuré les places pour le Salon du livre m'a invitée ....!!!






vendredi 17 novembre 2017

Pau et son Palais d'Hiver

et alors que s'ouvrent aujourd'hui au Palais Beaumont de PAU les trois jours très culturels de "Idées mènent le monde " , m'est revenu en mémoire ce roman de Roger GRENIER : " le Palais d'Hiver" ( j'en reparlerai).  



Certains, de plus en plus rares, se souviennent en effet que ce Palais Beaumont fut jadis " Le Palais d'Hiver".
.... que l'idée en été née dès les années 1860 et que sa construction a débuté en 1894 . Il fallait un bâtiment " à la mode anglaise", façon Cristal Palace, un palais " pour passer l'hiver" certes , mais pas pour tout le monde croyez-moi, car il s'agissait d'y attirer surtout " l'élite paloise de la société élégante" et bien sûr les anglais richissimes venus jouir du doux climat béarnais ! ..... " donner à la vie paloise son cachet suprême" précise l'historien Christian Desplat.






Un bijou, un établissement haut de gamme de 12.000 m2 avec surtout une verrière magnifique illuminant le Palmarium et une vue à couper le souffle sur les Pyrénées !
Ce bâtiment niché au coeur du verdoyant parc Beaumont fut immédiatement la fierté des palois. 







Devenu casino puis Palais des Congrés , rénové en 2.000 , il reste un lieu prisé. La preuve en est ce Salon du Livre qui ouvre aujourd'hui vendredi 17 nov. 17 et dont les places pour les conférences se sont arrachées dès le premier jour de mise en vente ( façon de parler car tout est gratuit ) .








Benjamin Biolay - Retiens la nuit (On a tous quelque chose de Johnny)

...C'est chaud !

la voix de Biolay est si hot ...il me tarde de l'écouter en entier .

le titre est dans l'album de reprises de chansons de Johnny qui sort ces jours-ci .


samedi 11 novembre 2017

en ce 11 novembre, Roland Dorgelès: Les Croix de BOIS

J'avais 12 ans, c'était un 11 novembre et papa m'a donné un livre ... " tiens tu comprendras mieux", une couverture noire avec des croix sinistres, c'était " LES CROIX de BOIS " de Roland Dorgelès.
Et j'ai en effet tout compris , compris que ce jeune étudiant en droit coincé dans les tranchées , la boue, la peur, la faim , les morts... avait découvert l'amitié et l'entraide mais surtout la bêtise et l'horreur de ces guerres. J'avais compris qu'il puisse en perdre tous ses idéaux. Je me souviens encore de ces pages que j'ai lues et relues, abasourdie...
Oui, j'avais beaucoup souffert en lisant ce bouquin, totalement sidérée par cette boue, ces nuits, ce froid , percutée par ces horreurs dont je comprenais soudain , à en pleurer, que l'humain ( peut-on encore utiliser ce mot ? ) en était capable. Mais admirative aussi de ces jeunes-gens qui avaient tant souffert, tant donné. Depuis cette lecture, j'ai détesté les guerres ( je sais, c'est naïf ) , à 12 ans, je ne comprenais pas pourquoi les hommes ne se mobilisaient pas pour les éviter .



Extrait:
" Epuisés, haletants, nous ne courions plus. Une route coupait les ruines et une mitrailleuse invisible la criblait, soulevant un petit nuage à ras de terre. "Tous dans le boyau !" cria un adjudant.
Sans regarder, on y sauta. En touchant du pied ce fond mou, un dégoût surhumain me rejeta en arrière, épouvanté. C'était un entassement infâme, une exhumation monstrueuse de Bavarois cireux sur d'autres déjà noirs, dont les bouches tordues exhalaient une haleine pourrie ; tout en amas de chais déchiquetées, avec des cadavres qu'on eût dit dévissés, les pieds et les genoux complètement retournés, et, pour les veiller tous, un seul mort resté debout, adossé à la paroi, étayé par un monstre sans tête. Le premier de notre file n'osait pas avancer sur ce charnier : on éprouvait comme une crainte religieuse à marcher sur ces cadavres, à écraser du pied ces figures d'hommes. Pourtant, chassés par la mitrailleuse, les derniers sautaient quand même, et la fosse commune parut déborder.
- Avancez, nom de Dieu !...
On hésitait encore à fouler ce dallage qui s'enfonçait, puis, poussés par les autres, on avança, sans regarder, pataugeant dans la Mort... "


Il existe aussi un film éponyme de Raymond Bernard , avec dans les rôles de ces poilus Pierre Blanchard et Charles Vanel encore jeunes. Il est resorti , restauré, en 2014 , et mériterait qu'on ne l'oublie pas , peut-être déjà dans nos écoles .