vendredi 26 mai 2017

Maurice Durozier - Paroles d'acteur... ou un peu de l'histoire de cette famille d'acteurs ambulants





200 familles de théâtre ambulant sillonnaient les campagnes françaises au 19e et 20e siècle avant de péricliter à partir des années 50. Retour sur cette histoire méconnue par le prisme de l’une de ses familles. Maurice Durozier évoque son arrière-arrière grand-père Jean-Marie né en Bretagne, abandonné, élevé par les Jésuites et parti avec un cirque de passage qu’il transformera en théâtre… sa mère Roxane, comédienne contrainte de travailler à l'usine à 28 ans après l'arrêt de la troupe en 1953 à Perpignan, et meneuse de la première grève illimitée sous De Gaulle à l’usine des poupées Bella ; sans oublier sa grand-mère Juliette (orpheline fugueuse accueillie par la troupe) et son grand-père Louis (l’aîné d'une famille de 14 enfants, tous acteurs et actrices, né en 1888, mort en 1968). Trois membres de la famille apportent leur éclairage.

Au travers de ces figures hautes en couleur, plusieurs aspects de cette vie de bohème sont abordés : le clan avec le patriarche et l'absence de choix ; la langue raboin (gitane) ; le répertoire ; le périmètre géographique des tournées ; le rapport au public ; la baraque, les structures démontables ; la vie dans la roulotte ; la fin de ce théâtre familial et les mutations sociales.

L’histoire de la famille Durozier s’inscrit dans cette histoire plus large du théâtre itinérant.

      Quelle chance nous avons à LESCAR que d'avoir depuis 20 ans dans notre commune la 4 ème, voire la 5 ème génération !

Longue vie au " Clan DUROZIER " dans cette jolie salle de LaCharcuterie !

jeudi 25 mai 2017

à propos de Georges PEREC à La Grande Librairie

et ce soir, thème de LA GRANDE LIBRAIRIE :
y a-t-il un livre qui vous tombe des mains ?
ou au contraire; quel livre montez-vous au pinacle ?
Dans les livres descendus par Caryl Ferey, écrivain/scénariste français qui fait dans le polar, les livre honnis sont " La Vie Mode d'Emploi " de Georges PEREC et " la Disparition " du même auteur.
C'est donc Péreck ( oui son nom s'écrivait ainsi à l'origine ) qui ne passe pas. Caryl n'est pas touché, il s'ennuie grave . Ou du moins me semble-t-il, c'est le terme de " concept " qui ne passe pas . Car Pereck est un auteur de concept, un peu comme dans la peinture dite conceptuelle, l'idée prévaut sur le récit ou la forme, elle les devance, c'est l'idée qui est essentielle et, ces choses là ma bonne dame, on aime ou on n'aime pas. Le pauvre Caryl se dit " traumatisé " par ses années de bac où le prof de Lettres lui avait fait ingurgiter ces ouvrages coûte que coûte ... et il n'est pas le seul. Combien de profs fermés n'ont-ils pas dégoûté leurs élèves des livres qu'au contraire ils devaient apprendre à aimer ou du moins à apprécier? ... ah ! c'est bien un autre sujet, mais la digression valait la peine.
* Donc , le concept de " La Vie Mode d'Emploi " ?


c'est montrer par étages, par strates, la vie des habitants d'un immeuble situé au numéro 11 de la rue (imaginaire) Simon-Crubellier, dans le 17e arrondissement de Paris, entre 1875 et 1975. L'écrivain évoque les habitants, les objets et les histoires qui l'ont animé , ou pas. La liste est longue, et ce que font ces gens-là est souvent très, mais alors très très banal .
Le récit a t-il une âme ? des émotions se dégagent-elles ? ... pas forcément mais on y voit des humains comme nous, banals ... c'est un peu de notre banalité qu'on est en train de lire et c'est clair, ça n'est pas enthousiasmant mais ... bordel , j'aime assez le concept !


*... et le concept de " LaDisparition " quel est-il?
c'est d'écrire un bouquin où une lettre serait totalement absente, Péreck a choisi le E.... Exercice fascinant, pas facile, essayez donc ! bon, c'est artificiel?
ça peut le paraître mais quand on sait d'où est née l'idée de cet exercice de style à savoir la mort de son père au front en 1940 et sa séparation d'avec sa mère qui l'a caché à la campagne en francisant son nom Péreck en Pérec avant d'être déportée ,on comprend un peu mieux l'obsession de l'absence douloureuse.

Extrait : "Anton Voyl n'arrivait pas à dormir. Il alluma. Son Jaz marquait minuit vingt. Il poussa un profond soupir, s'assit dans son lit, s'appuyant sur son polochon. Il prit un roman, il l'ouvrit, il lut; mais il n'y saisissait qu'un imbroglio confus, il butait à tout instant sur un mot dont il ignorait la signification"

Au fait, le prof vous demande ( ça fera deux points de plus au bac) : comment se nomme ce type d'ouvrage ? .. et bien , c'est un roman " lipogrammatique " ou un " lipogramme " pour faire plus court... merci madame la prof.
Voilà, Caryl Ferey a été méchant avec le cher Georges et il n'est pas le seul, Perec a souvent eu à supporter la critique acerbe ( ne disait-il pas lui-même " je n'ai aucune imagination " ? ) mais inversement aussi à assumer le terme de génie.
Où est la vérité ?
en chacun de nous quand nous lirons ou relirons ces ouvrages.
Et puis le prof , il a encore envie de vous poser une colle : de quel groupe très original a fait partie Pereck ? ... de l'OULIPO et là, messieurs dames, je fatigue, je vous en laisse chercher les caractéristiques.
bises à ceux qui auront lu ce papier, rares sans doute, et bonne nuit.

mercredi 24 mai 2017

Palmarès du festival de théâtre de Lescar 2017

et voici le PALMARES complet de ce 18ème festival de Théâtre Amateur organisé par Les Mutins de Lescar de Lescar :


* Grand Prix du festival: " CYRANO " par La Clé du Quai de Bordeaux.




* Coup de coeur du jury : " Le Serpent et la Pomme " par la Cie
Vice-Versa de Billère.









* Prix de la mise en scène: Cie Tetralyre d'Argelès-Gazost pour " Je vois des Choses que vous ne Voyez pas " .
...





* Meilleure comédienne : Martine Loustau de la Cie Les Perulhons d'Espechède dans " Toc Toc "





* et deux Meilleurs comédiens:
- Eric Chausson dans "Forte Récompense " par les Imposteurs de Mazerolles.




      -Christian Davant de l'Emportepièce de Pau dans " L'Invraisemblable mais pourtant Véridique Histoire de Roméo et Juliette ".



 Et en novembre prochain, Les Mutins fêteront leurs vingt années sur Lescar, dans ce petit théâtre de La Charcuterie . merci à eux d'exister .

lundi 22 mai 2017

Théâtre lescar : Un PRIX pour " Les Imposteurs " !

voilà, fin de soirée au foyer rural de mon village où je suis allée remettre le Prix du meilleur Comédien de ce 18 ème festival de théâtre à Eric Chausson de la troupe de mon asso MCL : " Les Imposteurs " . Je suis aussi ravie qu'eux. 





Demain, le palmarès complet de cette 18 ème édition si réussie .


samedi 20 mai 2017

" DELATION " , pièce de Francis GAUGUET ... au 18 ème Festival de Théâtre Amateur de Lescar.

  1. ... " Bonjour, je ne suis pas ici pour vous demander si c'est bien ou pas car je sais que c'est un sujet polémique mais si quelqu'un pouvait éventuellement me donner une idée pour dénoncer quelqu'un en me donnant un modèle de lettre, ça m'arrangerait. Merci pour votre compréhension
    Si vous voulez vous pouvez me l'envoyer par MP
    Merci encore "
       

  2.   
  3. ....Ben oui, voici ce que je viens de trouver sur le net, ce 17 mai 2017.
  4. Autant dire que si la pièce de Francis GAUGUET " DELATION" jouée hier soir à Lescar mettait en scène de vraies lettres calomnieuses écrites sous l'Occupation et la Libération ...il ne semble pas qu'on ait trouvé depuis de remèdes efficaces contre ces dénonciations méprisables , en apparence inspirées par un motif moral, politique ou éthique, mais en réalité vraies vomissures de haine ou de jalousie dans le seul motif de nuire gravement , écrites en outre sous le couvert de l'anonymat.


  1. ... et ce fut à La Charcuterie une soirée encore exceptionnelle .
    A l'actif de l'auteur, un formidable travail de recherche car toutes sont de vraies lettres , ce qui vous terrasse sur votre chaise tant l'âme humaine y apparaît perfide et nuisible. Et comme l'auteur est aussi le metteur-en-scène, une mise en espace intelligente , un rythme sans temps morts, des acteurs habités, un décors et des costumes à l'avenant... un vrai bon boulot collectif de l'Atelier Théâtre Adultes des Mutins, avec toujours présents, la finesse, l'intelligence, la profondeur et la modestie de leur auteur-animateur, Francis Gauguet , l'homme qui sait tout faire et surtout insuffler d'année en année à ses acteurs l'envie de jouer et jouer encore.


  1. Ainsi ont-ils prouvé, après plusieurs saisons de pochades burlesques qu'ils sont aussi capables de gravité et de profondeur ... sans ennuyer le public .




  2. Qu'ils en soient remerciés, mille fois remerciés...
    comme on les aime !







dimanche 14 mai 2017

" ARTS TRISTES " au 18 ème Festival de Théâtre Amateur de LESCAR

Pour l'instant, impossible d'importer les photos de la pièce jouée  vendredi 12 mai 2017: " ARTS TRISTES", une pièce de Dominique DUROZIER, le créateur de ce festival.
J'essaierai à nouveau plus tard ( ah ! les bizarreries de l'informatique ! )... ah si ! au dernier moment UNE photo: chouette, c'est celle de Dominique au salut final .
Mais je tenais malgré tout à vous parler de cette représentation .
... comment donc, tristes les arts ?
oui, parce que dans ce pays que l'on espère imaginaire, les artistes sont en danger . Il faudra convaincre le prince que s'émouvoir devant une tragédie ou rire des facécies d'un clown , est une chose essentielle pour ceux qui jouent , ceux qui regardent , et que le spectacle vivant est vital pour une démocratie. 

Les jeunes acteurs de" l'Atelier 2 des Mutins" s'en tirent avec brio tant le sujet leur tient à coeur.
Au coeur de l'auteur aussi , Dominique Durozier, descendant passionné d'une famille de balladins . Ainsi l'affiche de ce festival met en lumière son père sur lequel un reportage se tourne ces temps-ci " le Dernier des Balladins " qui passera à la télé sur france 2 ou France 3 et dont les scènes finales seront filmées à La Charcuterie-même . Cette Charcuterie , ce joli théâtre qui depuis vingt ans retentit de prose ou d'alexandrins et des aplaudissements d'un public fidèle. 
Non, ces balladins-là ne mourront pas, le " clan" continuera tant qu'un souffle de vie et de passion les animera. Ce pays , cette ville, doivent rester imaginaires .

ps ! pour ceux qui ne l'auraient pas compris, la Ville de Lescar aurait sous le manteau un projet dont Les Mutins ( la troupe de D. Durozier) ne seraient pas le centre ( litote )
N'en doutons pas un seul instant, cette pièce est une pièce engagée et courageuse . Il fallait dire ces choses-là, c'est dit, espérons qu'elles soient
entendues.

vendredi 12 mai 2017

Mon TATOO a 15 ans !

OUI, mon TATOO a 15 ans aujourd'hui
...alors je parodie un peu Victor Hugo ( que j'en sois pardonnée ):



" Mon chien Tatoo n'est pas, certes une bête !
Nous rentrons du lac . Sous mes mains fourrant sa fine tête,
Il sent un sermon venir et se tient coi.
Je le prends par l'oreille, et lui dis : - Pourquoi
...
Te comportes-tu mal, Tatoo, devant le monde ?
Pourquoi, quand nous sortons, -il faut que je te gronde !-
Cours-tu, jappant, hurlant, à travers les buissons,
Après les jeunes chiens et les petits garçons ?
Pourquoi ne vois-tu pas un coq sans le poursuivre ?
Si bien que, moi, j'ai l'air d'avoir un chien ivre !
Cela nous fait mal voir, les gens sont irrités.



Pourtant...
Je te connais beaucoup de bonnes qualités,
Fidèle, spontané, intelligent, vif et affable ;
Mais vraiment, quand tu sors, tu n'es pas raisonnable ! "
BON ANNIVERSAIRE TATOO !